Paolo Ventura

Artiste pluridisciplinaire, Paolo Ventura utilise la photographie afin de documenter une réalité fictive façonnée de ses propres mains. Les décors minutieusement construits dans son atelier se transforment le temps d’un cliché en villes, rues, bâtiments et intérieurs qui accueillent des personnages traînant avec eux leurs histoires intimes, comme suspendus dans un temps immobile. « J’utilise la photographie car face à la photographie, on a toujours le sentiment que ce que l’on voit est réel – quand bien même ont sait qu’il s’agit d’une maquette ou d’un décor. Quand vous allez voir un film, vous savez que tout y est fabriqué, mais vous pleurez, vous riez, vous êtes émus. Les gens veulent croire à ce qu’ils voient dans les films. »

Semblables à des tableaux photographiques, les paysages brumeux de Ventura figent et entremêlent rêve, fiction et souvenirs d’enfance, pour transporter le spectateur dans un espace merveilleux et mélancolique. Dans ces théâtres d’un autre temps, les personnages trop maquillés et leurs cités de carton-pâte évoquent le monde des cabarets, les arts populaires, l’Italie des années 1920 et les villes du nord du pays qui, comme chez le Fellini d’Amarcord, semblent plongées dans un hiver sans fin.

Si ces univers de peu nous évoquent tant d’images familières, c’est que Paolo Ventura se nourrit autant de sa mémoire que de celle à l’œuvre chez bien d’autres artistes, écrivain ou peintre. « Je suis très inspiré par certains auteurs italiens comme Bassani, Fenoglio, Pavese, ou par les écrivains italiens des années 1920 aux années 1960. Par les peintres de la Scuola Romana… mais surtout, je dois beaucoup à un peintre italien des années 1920, Antonio Donghi. » Chez Donghi comme chez Paolo Ventura, on retrouve la beauté de l’ordinaire, l’élégance simple des corps et une profonde humanité.

Imaginée pour le Studio, L’Homme à la valise présente des photographies issues de trois séries : la plus récente, Le Storie (2013), est un ensemble de séquences assemblées comme des petites histoires en quelques images. Elle est accompagnée d’une sélection de photographies de Winter Stories (2008) et L’Automa (2011). Des éléments de décor peints, costumes et livres uniques accompagnent les œuvres.

(Source Fotokino)


PHOTOLOGIES

Cette aventure a débuté en 2015 pour la préparation du Congrès National de la Fédération Photographique de France qui s'est tenu à Aubagne au début du mois de mai 2016.

Nous étions réunis à cette occasion, autour de Christian Ramade et Patrick Massaïa, anciens membres du groupe ALPHÉE, qui organisaient dans les années 90, AUBAGNE EN VUE, une grande manifestation photographique qui réunissait des grands noms de la photo, tels que Willy Ronis, Lucien Clergue, Hans Silvester, Claude Nori,  etc. VOIR ICI